Jean-Charles Peyrouny
Jean-Charles Peyrouny

Le Blog 

Artiste infatigable et généreux, Jean-Charles aime passionnément son métier, qu'il se plaît à partager avec ses amis, ses modèles et autres, à travers le blog "Bouts de craies" riche de tableaux, de diaporamas, d'anecdotes et d'informations concernant la technique du pastel.

03.03.2021
Jean-Charles
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Nous voici arrivés à un moment crucial, la sélection, ou plutôt la présélection. Nous avons réuni 5 noms de juges. Des peintres, photographes, sculpteurs, graveurs, aquarellistes, pastellistes, organisateurs de salons, novices, imprimeurs, étudiants aux Beaux-Arts et autres écoles artistiques, voilà le type de personne qui a déjà participé à nos sélections. Un diaporama réunissant les photos de tous les tableaux de chaque candidat a été monté, ce qui peut représenter jusqu’à plus de 450 clichés. Les fiches pour noter chaque tableau ont été imprimées, elles comportent les miniatures des tableaux et une case en dessous pour y inscrire la note attribuée. 

La saisie des données

Nous avons abandonné l’idée de réunir les 5 jurés. Plus facile de les avoir séparément, nous nous conformons ainsi à leur emploi du temps et nous avons constaté qu’il n’y a pas d’influence, le jugement s’en retrouve plus diversifié. Le juré se retrouve donc face à un grand écran de télévision et le diaporama est lancé avec changement de vue toutes les 4 secondes. Cela donne une idée du niveau général des candidatures. Le juge peut demander de revoir le diaporama. Puis nous repassons les vues une par une, c’est le juge qui décide du temps de visualisation et il note chaque tableau de 1 à 5. Cela peut durer de 3 à 4 heures. 

Montage du diaporama

Ensuite nous enregistrons les notes sur le fichier Excel, sur la troisième feuille qui s’intitule « Présélection ». Excel calcule à mesure la moyenne et il inscrit dans la dernière colonne un P pour « présélectionner » ou un N pour les non-sélectionnés. Un compteur s’incrémente automatiquement. Généralement nous arrivons aux alentours de 125 à 135 présélectionnés pour 90 à 95 places disponibles. 

 

Évidemment, les meilleurs peintres se retrouvent très souvent avec leurs cinq propositions sélectionnées alors qu’ils ne doivent exposer que 3 œuvres. Notre premier travail est d’éliminer pour chacun, deux de leurs œuvres. Mais malgré cela, il nous en reste toujours trop. À l’aide de la quatrième feuille du classeur Excel, du visionnage des œuvres une fois de plus, nous devons faire un choix en tenant compte des thèmes abordés, de l’équilibre visuel de l’exposition, des formats des tableaux. Là encore, sur cette feuille, Excel un compteur nous signale à combien de tableaux nous en sommes. Cette phase est très délicate, elle peut durer plus d’une semaine et c’est un véritable crève-cœur, car à ce stade, tous les tableaux méritent largement d’être exposés. Mais voilà, nous ne pouvons pas pousser les murs. Doit-on prendre un tableau de chacun ? Doit-on éliminer un ou deux peintres en espérant les sélectionner la fois prochaine ? La liste est faite, défaite, refaite…

À suivre...

31.01.2021
Jean-Charles
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 Voilà, tout a été lancé. Les encarts et annonces à appel à candidatures dans la presse spécialisée. Les premières publications des affiches. Le règlement et la fiche d’inscription téléchargeable sur notre site Internet et le teasing sur Facebook a commencé. Les premières inscriptions arrivent sur notre boîte mail. À partir de là, c’est l’informatique qui prend le relais. Ces inscriptions sur un fichier Excel vont servir à toutes les phases de la préparation de l’exposition.

En prenant les rênes de l’organisation, j’ai vite compris à quel point il était important de suivre scrupuleusement les instructions du règlement de chaque organisateur. Car ils ont été confrontés aux mêmes problèmes que nous et chacun y a trouvé sa solution. Par exemple chez nous, l’appellation des photos, comme chez nos confrères très certainement, est très importante car elle conditionne le classement des fichiers. Au début nous nous étions inspirés de divers règlements d’autres salons et peu à peu nous l’avons peaufiné et adapté à notre organisation. Pour l’appellation de chaque fichier photo, nous demandions qu’il y ait inscrit le nom de l’auteur, le titre, les dimensions et le prix. Mais cette quantité d’informations engendrait bon nombre d’erreurs de la part des candidats, sans compter ceux qui ne renomment même pas leurs fichiers.

Avec une photo nommée « IMG4255.jpg » et des titres de tableaux pas forcément évocateurs du sujet représenté, allez donc savoir qui est quoi. Peu à peu nous nous sommes rendu compte que nous n’avions pas besoin de toutes ces informations pour les fichiers images. Désormais nous demandons que figure uniquement le nom de l’auteur et le titre, car à la date de clôture des inscriptions ce n’est pas moins de 450 à 500 fichiers que nous devons manipuler. On imagine qu’avec un mauvais intitulé, un fichier peut aisément se perdre ou être attribué à un autre auteur, l’horreur !

 

 

Sans rentrer dans les détails je dois parler du fichier Excel qui commande toute l’organisation qui va suivre ainsi que la création des différents documents, listes, étiquettes, diplômes, catalogues, etc. ce fichier comporte 11 feuilles. L’intérêt de ce classeur Excel est qu’il n’y a qu’une saisie des informations sur la première feuille et celles-ci sont reportées automatiquement sur les autres feuilles.  

Les inscriptions arrivent, au début assez lentement, puis le rythme s’accélère à mesure que l’on approche de l’échéance. Le classement au sein de l’ordinateur est essentiel. Un dossier « Réception » dans lequel on trouve les dossiers au nom des artistes comportant les photos de chaque tableau. À ce stade, on doit également réduire le format de toutes les photos en vignettes pour les intégrer à la feuille des jurés pour la sélection. C’est une phase qu’il ne faut pas négliger et dès que l’enregistrement est fait, envoyer un courriel au candidat pour lui signifier que son inscription a bien été prise en compte.

 À suivre...
22.01.2021
Jean-Charles
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Il y a une période où le travail est peu planifiable, c’est celle de l’entre-deux. Le festival est toujours quelque part dans nos têtes. Dès que l’on voit sur Internet, ou lors d’une exposition collective à travers la France, ou encore dans la presse, un artiste qui pourrait de par son travail venir exposer chez nous, on note, on repaire. Il y a aussi le choix de l’invité d’honneur. Le principe de l’invité d’honneur est parfois discuté. Pourquoi mettre en avant un artiste vis-à-vis des autres ? C’est une critique qui peut s’entendre. D’ailleurs à l’exposition de Pastel en Provence, avec la présidente Brigitte Dieudonné et la secrétaire Véronique Fontaine, nous n’avons pas opté pour cette formule, mais le concept est différent. Pour nous à Saint-Agne, L'invité d'honneur c’est un peu une nôtre tête de gondole, l’artiste de l’affiche qui va nous aider à promouvoir notre festival. 

 Et puis c’est aussi l’occasion pour un pastelliste français d’être mis à l’honneur, car les grands salons ont opté depuis quelques années, pour l’international et n’ont à l’heure actuelle que des artistes étrangers en tête d’affiche. Nous sommes heureux de faire appel à nos artistes français qui n’ont rien à envier à toute autre nation.

Il y a une autre partie que nous allons développer encore plus à partir de cette année, c’est la communication par le biais des réseaux sociaux et tenter d’obtenir le plus de partages possible avec des groupes de notre région. Car figurez-vous que si notre festival a acquis ses lettres de noblesse parmi les expositions françaises de pastel grâce à notre site, à Facebook et à Pratique des Arts, nous avons encore beaucoup de travail pour lui faire acquérir la réputation qu’il mériterait dans notre région.

 

Puis arrive le mois de février de l’année de l’exposition, nous sommes passés en biennale (il n'y aura pas de festival cette année), nous entrons dans la période de Pré-salon et c’est là que notre petite entreprise commence à sortir de sa torpeur.

L'infographie

1.    La préparation bureautique. Mettre tous les documents à jour au niveau des dates par exemple. Actualiser le dossier de presse et rédiger les communiqués de presse. Et oui, ce n’est pas la même chose dossier et communiqué. Mise à jour également du règlement avant de le mettre en ligne sur le site Internet.

 2.    Il nous faut récupérer tous les documents venant de l’invité d’honneur, photos des tableaux, biographie et autres détails. Signature des conventions etc.

 3.    Commence le travail d’infographie pour la réalisation des encarts presse, de l’affiche, que nous soumettrons à notre invité.

 4.    Une fois tous ces documents prêts, nous pouvons les divulguer sur notre site Internet, dans la presse spécialisée et lancer l’appel à candidatures.

 

5.    D’un autre côté, secrétaire et trésorière se chargent de faire les demandes diverses de subventions et d’aides, que nous obtenons, ou pas. Et l’on reprend contact avec nos partenaires et sponsors. Un sujet toujours délicat quand on est amateur et bénévole, aller à la pêche aux sous. Car il en faut de l’argent pour mener à bien tout cela. Surtout que, comme vous pouvez vous en douter, l’art n’intéresse pas tout le monde. 

Notre grand rêve (on a le droit d’y croire) serait d’avoir assez de budget pour ne pas faire payer les artistes qui viennent exposer. Car oui, ils payent ! Nous sommes les seuls artistes, nous les peintres et sculpteurs, qui payons pour faire le spectacle et pour que vous public y assistiez gratuitement, un monde à l’envers. Tout ça parce que nous sommes bénévoles, peu subventionnés et si les artistes acceptent, c’est qu’ils n’ont pas le choix. C’est ça ou ils n’exposent pas. Pas d’exposition, pas de public, pas d’éventuels acheteurs, pas d’article dans la presse, en clair ils n’existent pas. Et avant de faire le buzz sur le Net…. D’ailleurs à ce propos, je vous ferai part d’une petite expérience que j’ai vécue sur Facebook, dans une prochaine notification FBK.

Le droit d'exister au travers des salons.

Dans le prochain billet je vous parlerai de la deuxième partie du Pré -salon, la réception des candidatures, la sélection et tout ce qui en découle : courrier avec refus ou acceptation, liste des tableaux à exposer, catalogue, etc. Mais aussi préparation de stages et de démonstrations.

À suivre...